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Après l’annonce du diagnostic du diabète, vous devez vous faire à l’idée que vous n’êtes sans doute pas en aussi bonne santé que vous le croyiez… Même si, heureusement, vous ne vous sentez pas « malade » au sens premier du terme.
Comment faire ? Chacun à sa façon, la plupart des personnes réussissent à donner au diabète la place qui lui convient.
Parfois, la déception du peu de résultat eu égard aux efforts consentis, le sentiment de culpabilité face à des objectifs qui n’ont pas été atteints, ou la survenue de complications malgré tout ce que vous avez fait, peuvent mener à une dépression.
Le diabète peut être source de tensions, de stress, d’angoisse. La famille, le travail, les voisins, les embouteillages ou le fardeau de la maladie peuvent être des facteurs de stress, mais aussi le regard que vous posez sur vous-même.
L’angoisse peut être latente (comme l’angoisse des complications) ou au contraire très concrète (comme avoir peur de se piquer les doigts, de s’injecter l’insuline, ou de ressentir une hypo).
L’ennui, c’est que la dépression, le stress et l’angoisse peuvent dérégler votre diabète, directement via les hormones de stress, mais aussi indirectement, du fait que vous prenez moins bien soin de vous.
Manger trop ou trop peu, boire trop d’alcool, ne plus trouver le sommeil, ne plus avoir envie de pratiquer l’autosurveillance ou de faire sa petite promenade quotidienne sont autant de signes qui ne trompent pas !
Vous pouvez laisser aller les choses dans l’espoir que la situation s’améliorera d’elle-même, ou choisir d’en parler avec votre équipe de diabétologie. Il n’est pas un seul problème qui ne puisse être pris en charge.
“Je suis diabétique, c’est pourquoi je ne peux pas faire telle ou telle chose…” Vous avez sans doute déjà entendu ce type de déclaration. Pourtant, en tant que personne atteinte du diabète, vous n’en êtes pas moins un être humain. Vous n’êtes pas « un ou une diabétique », mais bien une personne qui a le diabète. Une personne comme les autres, mais aussi tellement différente des autres ; avec votre spécificité, votre histoire propre, vos expériences, vos projets et vos attentes.
Le diabète fera toujours partie de votre vie. Faites lui donc une petite place. En contrepartie, vous garderez la liberté de vivre votre vie au jour le jour en fonction de vos attentes.
Naturellement, le diabète impose certaines limites. Mais des limites, il y en a dans tous les domaines. Pensez à l’âge, au travail, aux croyances, à votre situation familiale ou plus simplement au contenu de votre porte-monnaie…Tout est limité; votre propre liberté ne s’arrête-t-elle pas ou commence celle des autres ?
« Accepter » et « accorder une place » se combinent avec échecs et succès. Les bons résultats renforceront votre confiance en vous et le sentiment de « maîtriser » votre maladie. Pour paraphraser un célèbre proverbe : «c’est en se plantant que l’on s’enracine».
Toutes sortes d’évènements peuvent temporairement ébranler votre détermination : une HbA1c élevée de façon inattendue, une hypoglycémie, ou un emploi qui vous passe sous le nez… En tirant les conclusions de vos expériences passées, vous apprendrez à devenir un bon manager de votre diabète.
Les personnes diabétiques peuvent également apprendre beaucoup des expériences d’autrui.
L’Association Belge du Diabète (ABD) offre des possibilités de contact avec d’autres personnes concernées par le diabète et est une source d’information via son journal mensuel, ainsi que les diverses activités, exposés et formations qu’elle organise. Elle prend à coeur les intérêts communs des personnes ayant le diabète et vous soutient individuellement si vous le souhaitez.
Ne serait-ce pas une bonne idée de s’affilier à l’ABD ?